Johannes Stek a d’abord travaillé dans l’industrie métallurgique. Marié un temps, puis divorcé, il est le père d’un fils. Il souffre de psychose, jamais réellement traitée, hormis quelques séjours involontaires en hôpital psychiatrique. En 1997, il s’est retiré du monde, s’installant pour une décennie dans une maison aux fenêtres brisées, dépourvue de chauffage, de cuisine et de sanitaires. Depuis, des travaux ont été effectués pour lui apporter un peu de confort, mais il reste largement coupé des commodités ordinaires. Il ne possède ni télévision, ni radio, ne porte pas de montre et ignore la presse quotidienne. Ses seuls liens avec l’extérieur se résument à la lecture de magazines, qu’il parcourt avec attention. De son imagination naissent des dessins minutieusement détaillés, chacun doté de propriétés qu’il prend soin de décrire avec précision.
