Alice Wong et sa famille s’installent en Californie en 2003. Elle intègre alors le centre d’art du Creative Growth à Oakland. Elle travaille tout d’abord sur la céramique et le dessin puis, à partir de 2013 commence ses séries d’interventions sur photos. Dès son arrivée au studio elle rencontre son petit ami Paulino Martin. Ils travaillent ensembles côte à côte et ne se quittent jamais. L’album photo de la collection abcd lui a été offert par un collectionneur supporter du Creative Growth, qui aime particulièrement le travail de cette artiste, il l’avait acheté il y a 25 ans dans un marché aux puces du Michigan. Elle a travaillé dessus pendant plus d’un an. Il représente une de ses œuvres les plus complexes exprimant la façon dont elle déchiffre les caractères et en particulier les relations de cette famille oubliée pour écrire une nouvelle histoire.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.











