Premier d’une fratrie de sept enfants, Aloïs Wey est élevé par sa grand-mère. À sa mort il a neuf ans et rejoint ses parents à Saint-Gall. Il quitte l’école à quatorze ans, travaille d’abord avec son père comme couvreur puis exerce de nombreux métiers : employé des mines, portier, aide de cuisine dans le café de la gare de Zurich. À soixante-dix sept ans, il arrête enfin de travailler et rejoint une maison de retraite où il passe le plus clair de son temps à dessiner, parfois jusqu’à dix heures par jour, toujours des châteaux ou des églises dont les détails témoignent du savoir-faire de l’artisan s’appliquant à réaliser de la « belle ouvrage ».
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



