Après avoir quitté sa famille, Valentin Simankov s’inscrit à l’école d’art de St Petersbourg pour étudier la photographie, le théâtre, le cinéma et la mise en scène. Après deux ans, en désaccord profond avec ses professeurs il abandonne ses études, affirmant que l’école tue l’artiste et la création; il choisit alors de « désapprendre ». Dans un premier temps, son travail photographique, encore influencé par l’école est de facture plutôt classique. A la suite de problèmes familiaux sa vie bascule, il connaît l’enfer de la drogue et de l’alcool. A partir de 1993, il se rapproche de la religion où il trouve un apaisement à ses tourments intérieurs et s’engage sur une nouvelle voie artistique cette fois personnelle avec des photocollages qui jouent avec les signes et les symboles de la société. Bien que père de famille, il a six filles et deux garçons, il vit en marginal vendant ses travaux dans la rue, été comme hiver, pour quelques roubles.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



















