Issu d’un milieu ouvrier, Marco Raugei va à l’école pendant cinq ans, mais, jugé inadapté, est placé dans diverses institutions médico-pédagogiques. Depuis 1986, il fréquente La Tinaia*, à Florence. Il parle toujours en dessinant, égrenant des sortes de psalmodies souvent incompréhensibles et alternant différentes voix. Son style graphique est marqué essentiellement par des motifs qu’il répète très régulièrement. Il ne dessine que des objets ou des figures de son quotidien, ne s’arrêtant qu’une fois la feuille remplie.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.




