LANERT charles

1902 . aiguebelle grignan . france

1995 . marseille . france

LANERT.Charles.0421

Joseph Paul Gustave Vanneyre grandit à l’ombre de l’abbaye d’Aiguebelle. Son père est comptable dans la chocolaterie tenue par les moines. Marié en 1929 au Vésinet (Yvelines), il intègre l’armée de terre dans laquelle il reste près de vingt ans en tant que radiologue. C’est en 1950, lorsqu’il part à la retraite, qu’il entame une carrière artistique. Devenu membre du syndicat national des artistes graphiques, il s’attribue le pseudonyme de Charles Lanert et peint de très petits formats à l’huile sur des morceaux de bois et de toile jusque dans les années 1960, après quoi il préfère travailler à l’encre sur du papier. Il s’essaye ensuite, pendant une longue période, au découpage/collage. Peu fortuné, il récupère tout ce qu’il peut de papiers, cartons, couvertures de magazines, et invente son économie de travail. Il produit pendant trente-cinq ans une œuvre regroupant plusieurs milliers de pièces, où la question de la spiritualité est très présente. On y perçoit la forte influence que son travail de radiologue a pu avoir sur lui. Devenu aveugle vers 1985, Charles Lanert cesse son activité artistique et part s’installer à Marseille.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.