Adolescent, Karl Hans Janke fréquente un collège technique pour suivre des études de dentiste. Recruté dans l’armée en 1940 il est finalement libéré en 1943 pour raisons médicales. Interné à partir des années 50 à l’Hôpital psychiatrique de Hubertis Wermsdorf en République Démocratique Allemande, il produit plus de 4500 dessins, représentant des inventions technologiques, dont les principales sont des machines volantes. Ses visions de voyages intergalactiques, du cosmos, et les origines de la vie étaient pour lui « au bénéfice de l’humanité et visaient à propager la paix ». Le personnel le l’hôpital l’encourage à développer son œuvre, où il avait d’ailleurs son propre atelier. Les travaux de Karl Hans Janke n’ont été redécouverts qu’en 2000.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.



