Avant de devenir sdf, Lee Godie a une vie confortable. Mariée, elle a 3 enfants. Deux décèdent, elle divorce en 1940. A partir des années 60 elle vit dans les rues de Chicago et commence à peindre. Cette vie marginale ne l’empêche pas de chercher à montrer son travail. Dans les année 70, 80 elle est une figure connue de la scène de Chicago. Souvent elle se plaçait sur les marches de l’Art Institute de Chicago, se présentant comme une impressionniste française – « Lee Godie Artiste » – cherchant à vendre, ses peintures qu’elle porte sous ses lourds manteaux, aux visiteurs, aux étudiants et professeurs de l’Institut . En marge de sa production picturale elle réalise une série de portraits photomatons tout à fait extraordinaires. En 1988 sa fille unique la retrouve et prend soin d’elle jusqu’à sa mort.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.






