D’origine italienne, Jules Godi vit près de Draguignan, où il exerce le métier de maçon. En dehors de sa vie professionnelle, il se passionne pour la radiesthésie. Il est connu pour ses dons et l’on s’adresse à lui pour retrouver les disparus ou détecter les nappes d’eau souterraines. Même si rien ne semble rapprocher sa production artistique de la radiesthésie, Jules Godi établit pourtant une connexion entre les deux. Grâce à un pendule, il marque sur le papier blanc les points correspondant à certaines configurations astrales, qu’il relie ensuite afin de créer des figures géométriques. Les forces occultes qui dirigent sa main déterminent aussi la composition des couleurs.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.




