FERNANDES jaime

1899 . barco . portugal

1968 . lisbonne . portugal

FERNANDES.Jaime.0835

 FERNANDES.Jaime.0850

On sait peu de choses de la vie de Jaime Fernandes : ouvrier agricole, il se marie à l’âge de vingt-deux ans et est interné à trente-sept pour schizophrénie. Deux décennies passent avant qu’il se mette à dessiner. Représentant surtout des personnages et des animaux, qui sont souvent imbriqués et fusionnent parfois en un être composite, ses figures sont constituées d’une multitude de lignes tracées au stylo-bille ou à la mine de plomb. Une sorte de toile d’araignée les enserre autant qu’elle les compose. À sa mort, le dossier médical de Jaime Fernandes comme ses dessins sont presque tous détruits par les autorités de l’hôpital. Quelques ensembles subsistent néanmoins.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.