FAHRNI hans

1874 . prague . république tchèque

1939 . ostermundigen . suisse

FAHRNI.Hans.0950   FARHNI.Hans.0945

Hans Fahrni est encore enfant lorsque sa famille émigre en Allemagne. Après le suicide de son père et la mort de sa mère, il est élevé par son frère. Très jeune, il se passionne pour la flûte et les échecs, dont il devient un représentant de très haut niveau. En 1916, il est admis pour la première fois à l’hôpital psychiatrique de la Waldau. L’amélioration passagère de sa santé mentale lui permet de s’installer à Berne, mais de nouveau il doit être hospitalisé. Il partage ainsi son temps entre des écrits sur les échecs pour des magazines spécialisés, des tournois de niveau international et une production de dessins qu’il commence en 1921. Il développe une technique qui consiste à découper dans les journaux des photographies de femmes et à les copier en les intégrant dans un décor en décalage avec elles. De ses dessins aux crayons de couleur se dégage une étrange atmosphère, qui mélange érotisme provocant et onirisme des contes de fées.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.