DUPONT-THEUREL hilda

1944 . mexique

DUPONT-THEUREL.Hilda.1951

Hilda Dupont-Theurel appartient à la quatrième génération d’immigrants français nés au Mexique. C’est une enfant précoce, qui dessine tous les jours : à cinq ans, debout sur une échelle, elle décore toute la hauteur de la façade arrière de sa maison avec du charbon de bois récupéré sous les lessiveuses. Mais le bonheur de l’enfance cesse avec le décès de deux de ses dix frères et sœurs.
À dix-huit ans, Hilda Dupont-Theurel s’électrocute par accident. Frôlant la mort, elle se voit sortir de son corps et se trouver dans un espace lumineux, chaleureux, où elle se sent extraordinairement bien. Victime d’un deuxième arrêt cardiaque lors de l’accouchement de son premier fils, elle a une vision semblable. Depuis, elle souffre d’une dépression qui s’accompagne des apparitions des visages et qui, dans son village, lui vaut d’être considérée comme folle. La découverte en 1981 des infidélités de son mari ne fait qu’aggraver son état. Son psychiatre l’incite à poursuivre la peinture – seul moyen, pense-t-il, de juguler ses angoisses.
La couleur a progressivement disparu des travaux de Hilda Dupont-Theurel, envahis par un sentiment de rage ou de tristesse. Depuis 2002, peut-être lassée de ne peindre que des sentiments négatifs, elle cherche à y exprimer l’amour.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.