Petr Dobsak exerce plusieurs métiers : il est successivement électromécanicien, chauffeur et réparateur d’ascenseur. Atteint d’une méningite, puis de « fièvres rhumatismales », il est victime d’hallucinations qui obligent sa famille à le faire interner à l’hôpital psychiatrique de Kroměříž. C’est là, et uniquement là, qu’il dessine. Depuis 2000, il habite de nouveau avec ses parents et participe aux travaux des champs. Ses dessins, à la mine de plomb ou aux crayons de couleur, reflètent l’amour des tâches agricoles et surtout la relation intime qu’il entretient avec la nature. On y voit représentés des animaux, des bâtiments, des champs et des forêts ; des silhouettes fantomatiques qui se cachent ou épient émergent parfois de hachures. Petr Dobsak, qui écrit également depuis son enfance, est l’auteur de poèmes dédiés à une jeune fille – l’amour impossible de sa vie.
A.C.M.
Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.




