DEVLIN john

1954 . halifax . canada

DEVLIN.John.2057 DEVLIN.John.2055 DEVLIN.John.2056    DEVLIN.John.2062

DEVLIN John . 3017

En 1979, alors qu’il suit des études de théologie à l’université de Cambridge au Royaume-Uni, John Devlin connaît de fréquents épisodes psychotiques qui mettent un terme à son projet de devenir prêtre. De retour au Canada, il fait plusieurs séjours à l’hôpital, puis entame la création d’une ville utopique dessinée, Nova Cantabrigiensis, fruit de sa nostalgie pour son université bien-aimée. Ses dessins contiennent des codes cachés, des symboles parmi lesquels le ratio 3:7 est récurrent. Doté d’un pouvoir magique – il indique le nombre respectif de voyelles et de consonnes constituant le nom « Jésu-Christ » et est présent dans l’architecture de King’s Chapel à Cambridge –, ce ratio structure ses dessins et ses collages comme un organisateur alchimique et se retrouve souvent inclus à d’autres supports. John Devlin pense que tout objet qui n’est pas constitué selon ce ratio est voué à la destruction, et qu’en corrigeant ainsi les défauts de la nature, il peut contrecarrer la maladie et la mort.

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.