BRIZUELA anibal

1937 . argentine

BRIZUELA.Anibal.1965 BRIZUELA.Anibal.1966   BRIZUELA.Anibal.1971V2

Pensionnaire de l’hôpital psychiatrique Colonia d’Oliveros, près de Rosario, Anibal Brizuela communique peu, mais dessine de façon compulsive. Sa famille ne s’étant jamais manifestée, on ne sait ni son âge exact ni quand il est entré dans l’institution. Ses œuvres, chargées de symboles religieux et politiques, constituent des messages qu’il affiche à différents endroits de l’hôpital, peut-être des oracles. Travaillant dans la solitude, Anibal Brizuela accepte néanmoins qu’elles soient montrées au public. Lors d’une de ces expositions, il déclarait : « Un jour, je pêchais au bord de la rivière et j’ai vu une soucoupe volante […]. J’ai regardé ma canne à pêche et lorsque j’ai relevé les yeux, elle n’était plus là. Je n’y ai pas attaché d’importance. »

A.C.M.

1951 . hargicourt . france

2023 . hargincourt . france

ACM.1491

ACM.1492  ACM.1087

Enfant d’une grande timidité, Alfred Marié s’oriente vers le métier de peintre en bâtiment. Incité par un ami, il entre en 1968 à l’Ecole régionale supérieure d’expression plastique de Tourcoing, qu’il quitte au bout de cinq ans, détruisant alors les travaux qu’il y a réalisés. En 1974, il rencontre Corinne, qui devient sa compagne et un soutien nécessaire à son œuvre ainsi qu’en témoigne le nom d’artiste qu’il adopte : A.C.M. – Alfred Corinne Marié. Au bout de deux ans d’errance, le couple s’installe dans la maison familiale d’Alfred, à l’abandon depuis plusieurs années. Tout en la reconstruisant, A.C.M. reprend son travail artistique et investit l’atelier de son père, un ancien tisserand. Il sélectionne d’abord des pièces extraites de vieilles machines à écrire, réveils, transistors, ou composants électroniques, fils électriques, etc., puis, après les avoir nettoyés, il les métamorphose à l’acide et les oxyde pour les assembler par collage. Il bâtit ainsi des architectures, sortes de cathédrales ou de bateaux, des labyrinthes peuplés de miroirs.