A VENIR

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AVE LUÏA / Musée du Dr. Guislain . Gand . été 2017

Cette œuvre collective composée de 500 pièces a été crée au sein du centre d’art La « S » Grand Atelier de Vielsalm en Belgique, elle vient d’être acquise par la collection abcd / Bruno Decharme et Antoine de Galbert, le musée du Dr. Guislain l’exposera au cours de l’été 2017.

 

LA FOLIE EN TÊTE / Maison de Victor Hugo . 17 novembre 2017 – 19 mars 2018

Commissaires : Gérard Audinet et Barbara Safarova.

Dans la suite de l’exposition Entrée des médiums. Spiritisme et art de Hugo à Breton, La Folie en tête (titre de travail) souhaite poursuivre l’exploration de ces extensions du champ artistique qui plongent leurs racines dans le XIXe siècle.

Étrangement absente de l’œuvre de Victor Hugo, la folie est dramatiquement présente dans sa vie familiale, avec Eugène, son frère, et Adèle, sa fille, qui tous deux mourront internés. Tandis que le romantisme – et sa génération « frénétique » –, réactualise la folie et sa friction avec le génie, le XIXe siècle voit évoluer le regard sur la maladie mentale, à partir du geste révolutionnaire, symbolique et fondateur de « Pinel libérant les malades », en 1793, immortalisé par les peintures de Charles Louis Müller et de Tony Robert-Fleury. Tandis que Nodier écrit sur les fous littéraires et dans ses contes, fait volontiers de la folie l’explication rationnelle du surnaturel, l’évolution de la psychiatrie va porter une attention de plus en plus grande à la parole du malade puis à ses « productions » plastiques.

Clandestines, fragiles, faites sur les murs de l’asile ou sur des matériaux de hasard récupérés en cachette, les œuvres des internés vont peu à peu retenir l’attention des psychiatres qui en seront les premiers collectionneurs, les premiers « critiques » et qui se feront, au sens archéologique du terme, les véritables inventeurs de « l’art des fous ». Si l’imagerie de la folie a été souvent exploitée – comme le furent les malades dans la mise en spectacle de leurs troubles –, l’exposition entend placer en son cœur, les malades, en tant qu’artistes.

Hommage aux artistes, mais aussi hommage aux psychiatres, l’exposition, recherchant les œuvres les plus anciennes, organisera son parcours à travers quatre collections que le musée a sollicitées :

Collection du Crichton Royal Hospital. Fondé à Dumfries, en Écosse, en 1838, le Crichton Hospital fut une institution pionnière en matière d’art thérapie. William A. F. Browne y a réuni de 1838 à 1857 une importante collection des productions des patients.

Collection du Dr Auguste Marie. Très tôt, Auguste Marie (1865-1934) porta attention aux travaux des malades, encourageant à la fois leur créativité et l’activité même de collection, en particularité lorsqu’il fut en poste à Villejuif, où il est nommé en 1900. Sa collection fut dispersée, mais en partie acquise par Jean Dubuffet et la plus grande partie qui subsiste se trouve aujourd’hui à la Collection de l’Art Brut à Lausanne.

Collection Walter Morgenthaler. Aujourd’hui conservée au Psychiatrie-Museum de Berne, cette collection est issue de l’asile de la Waldau (die Bernische kantonale Irrenanstalt Waldau), rendu célèbre par la présence de personnalité comme Robert Walser, Vaslav Nijinsky ou surtout Adolf Wölfli. Le Dr Walter Morgenthaler (1882-1965) dirigea l’institution de 1913 à 1920.

Collection Prinzhorn. Commencé par le Dr Karl Willmanns (1873-1945) à l’hôpital psychiatrique de l’Université de Heidelberg cette collection est devenue mythique par le livre publié à partir de son étude, en 1922, par Hans Prinzhorn, Expressions de la Folie, qui eut une grande influence sur les artistes d’avant-garde. C’est aussi dans cette collection que les nazis ont puisé les œuvres incluses dans l’exposition d’art dégénéré en 1937.

À travers des œuvres jamais ou très rarement exposées en France, l’exposition questionnera les ressorts de la création artistique… sans garde-fous.

 

ENVOL / La maison rouge . 2018

Exposition imaginée par Bruno Decharme, Antoine de Galbert, Barbara Safarova et Aline Vidal.